un week-end dédié au court-métrage

vendredi 14 et samedi 15 décembre 2018

Depuis sa création en 2005, Version Originale a toujours voulu valoriser la diffusion de courts métrages en maintenant une tradition ancienne qui était la projection d’un court en avant-séance. Si actuellement la diffusion des courts est plus éclatée et plus événementielle elle bénéficie en France d’un réel circuit de diffusion avec l’Agence du Court Métrage (12 000 films au catalogue) qui distribue, conserve et accompagne la filière professionnelle. Il existe également des festivals spécialisés, des émissions de télévisions, des DVD et des sites internet pour découvrir des films courts.

 

 

 

 

Version Originale a donc décidé de consacrer un week-end à cette forme et pour l'animer nous recevrons un spécialiste du court métrage : Bartłomiej Woźnica.

 

 

Bartłomiej Woźnica est né à Varsovie en 1980. Après avoir étudié le cinéma à l’école Louis-Lumière, il a travaillé à l’Agence du Court Métrage et à La Cinémathèque française. Il a publié aux éditions A dos d'âne Chris Marker, le cinéma et le monde à destination des enfants.


Ce week-end se déroulera en trois temps distincts


vendredi  14 décembre ☉ 21 h

 

 

 

 

7 courts métrages choisis autour de la thématique du polar. Animations, fictions, drames et comédies, et du suspens bien sûr ! Il y en aura pour tous les goûts.


22h11

de Arnaud Bigeard, 2004, France, 15'

 

Orange Juice

de Ronan Moncheboeuf , 2007, France, 12'15

 

Caron

de Pierre Zandrowicz, 2010, France, 22'37

 

Fast film

de Virgil Wildrich, 2003, France, animation, 14'

 

Garden Party

de T Dufresne, V Caire, V Bayoux, L Navarro, F Babikian, G Grapperon, 2016, animation, France, 7'

 

Pas de repos pour Billy Brakko de JP Jeunet, 1983, France, animation, 4'24

 

Bluff de Philippe Bensoussan, 1982, France, 14'

 



samedi  15 décembre

 

deux temps forts     17 h         21 h

un en-cas vous sera proposé sur place entre les deux séances


17 h

 

Bartłomiej Woźnica s’interrogera sur la spécificité du court métrage.

 

"Dans l’imaginaire collectif des spectateurs, le court métrage constitue bien souvent un genre en soi. Concentration de l’action, efficacité dramatique, retournement final en seraient certains des marqueurs. Face à la diversité de la production, on peut pourtant s'interroger : existe-t-il une spécificité du court métrage ? A travers la projection de quelques films, nous reviendrons sur les questions que nous pose ce territoire un peu en marge du cinéma."

 

Il nous présentera 5 films à l'appui de son propos 

 

 

 

 

Gbanga-Tita

de Thierry Knauff, 7'

 

200 000 fantômes

de Jean-Gabriel Périot, 10'

 

Orgesticulanismus

de Mathieu Labaye, 9'30

 

13 figures de Sarah Beauchesne au 71 rue Blanche

de Véronique Aubouy et Christophe Boutin, 4'10

 

Open the door please

de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, 12'00



21 h

 

 

Bartłomiej Woźnica et Version Originale vous présenteront 5 courts métrages "coups de cœur".

 

 

Max et Jane veulent faire du théâtre

de Max Linder, 1911, France, 13'

 

Anton Webern

de Thierry Knauff , 1991, France, documentaire, 26'

 

La Révolution des crabes

d’Arthur de Pins, 2004, France, animation, 7'

 

Panthéon discount

de Stephan Castang, 2016, France, 14'14

 

Les Indes galantes

de Clément Cogitore,  2017, France, 5'26

 


pour chaque séance un programme avec les synopsis vous sera remis à l’entrée de la salle

Quelques mots sur nos coups de cœur...


Max et Jane veulent faire du théâtre ou Max veut faire du théâtre

 

Quelle chance de pouvoir à l’occasion d’un week-end consacré aux courts métrages d’en un proposer qui nous permet de remonter aux sources du cinéma.

 

Les courts métrages de Max Linder ont illuminé le monde d’avant guerre, de l’Australie aux États-Unis en passant bien sûr par la France. Nous devons à sa fille Maud la redécouverte de sa filmographie contenant plus de 200 films , et la mise en lumière d’un acteur auteur, figure tutélaire de Charlie Chaplin ?

 

Max Linder (alias Gabriel Maximilien Leuvielle) a été le premier à créer un personnage comique récurrent dont les aventures se déclinent de film en film. Il a choisi de mettre en scène un comique élégant, fondé sur des situations, des enchaînements de gags sans tarte à la crème.

 

Le court métrage proposé met en valeur l’art cinématographique, jeu d’illusions , et nous interroge déjà sur la réalité de ce que l’on voit .

 

Peut être reconnaîtrez vous désormais la silhouette singulière de Max, dandy plutôt que clown, décalé, malgré ses costumes élégants, son chapeau haut de forme et sa petite moustache ?

Martine Jehanno

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Panthéon Discount est un film de science fiction en noir et blanc. Quatrième court métrage de Stephan Castang, il a été primé au Festival Plein(s) Ecran(s).

 

Il est question d’une technologie de pointe, dans le domaine de la santé, au service du profit. Les traitements médicaux sont attribués au patient en fonction de ses finances. L’utilisation de l’humour noir rend cette critique du système capitaliste très percutante.

 

Tout se joue dans un cadre très serré, au plus près du patient et de ses émotions. Le travail sur le noir et blanc, sur la lumière et les contrastes est superbe. Quant au scénario il fonctionne parfaite-ment. La représentation d’un futur hospitalier, régit par la machine... C’est glaçant !

 

Hélène Le Guével

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Anton Webern

Tel un orfèvre, Thierry Knauff travaille depuis plus de 30 ans la forme courte et sculpte de petits bijoux qui sans un mot nous parlent de la beauté éphémère et fragile des êtres et des choses dans un monde en proie au chaos et à la violence.

 

On retrouve dans son évocation de la vie du compositeur autrichien, réalisée en 1991, toute la poésie et la délicatesse de sa mise en scène qui rendent l'ensemble de l’œuvre du cinéaste belge si précieuse.

 

Bartłomiej Woźnica