Friedrich Wilhelm Murnau  ☉ Bielefeld 1888- Los Angeles 1947

Friedrich Wilhelm Plumpe est né à Bielefeld le 28 décembre 1888. Sa famille est d’origine suédoise : il compte parmi ses ancêtres des pasteurs et des paysans. Son frère Robert le décrit comme un rêveur et un garçon plein de fantaisie, jouant la comédie depuis l’age de sept ans, avec sa demi sœur, sur une scène aménagée dans les combles de la maison familiale. A douze ans, il connaît et adapte à sa façon Ibsen et Shakespeare. Après des études secondaires brillantes, il entre à l’université de Heidelberg, comme étudiant en littérature et histoire de l’art. C’est au cours d’un spectacle donné au théâtre de cette ville qu’il est remarqué par Max Reinhardt ; celui-ci lui propose de partir en tournée avec lui. Il abandonne ses études et joue notamment, sous la direction de Reinhardt, Le Miracle de Volmöler (rôle du chevalier), Henri IV de Shakespeare et de deux petits rôles dans Faust. Il a pris le pseudonyme de Murnau sans doute « en réminiscence d’une aventure romanesque qu’il avait vécu à Murnau, petit endroit de Bavière » (Lotte Eisner). Vers la même époque, il met en scène des pièces à Berne et Zurich. Après la guerre qu’il fait dans l’aviation, il retourne à Berlin et se consacre alors entièrement au cinéma. Ses deux premiers films seront réalisés pour le compte de son ami le comédien Ernst Hofman. Il se liera ensuite d’amitié avec Erich Pommer, le grand patron de la U.F.A, qui le hissera au premier plan de la cinématographie allemande.

 

Claude Beylie

 

 

Les premières réalisations de Murnau se succèdent à partir de 1919. Neuf de ses vingt et un films sont aujourd’hui perdus. Il s’intéresse à tous les genres. Il meurt prématurément dans un accident de voiture en 1931.
Parmi sa filmographie, on peut citer, de la période allemande (1919-1926) Nosferatu, une symphonie de l’horreur (1922), Le dernier des Hommes (1924), Tartuffe (1925), Faust (1926), de sa carrière américaine (1927-1931) L’Aurore (1927) City girl (1929), Tabou (1930).

 

 

Références bibliographiques

 

- L’Aurore, l’Avant-scène Cinéma n°148 de 1974

 

- Dossier F. W. Murnau. Positif n°523 de sept 2004